Si tu regardes sur Google la définition de l’ermite, tu vas trouvé ça :
« religieux vivant seul, écarté du monde ».
Etant donné mon lieu d’habitation, un bled paumé au milieu des Hautes Alpes, je me définis souvent comme une ermite…
NE TE MÉPREND PAS, la seule chose que j’ai en commun avec un religieux, c’est la foi, enfin la foi en la liberté, le voyage et il faut bien l’admettre…à l’alcool… des fois…

Ça fait 10 ans maintenant que j’ai fait le choix de vivre là et je m’y sens vraiment à ma place. Alors, évidemment, j’aurais pu choisir une bourgade où il y a une autoroute, un TGV, un aéroport…
et bien NON, j’ai préféré le seul endroit où il n’y a rien pour te faciliter les déplacements !

Ah mais j’oubliais, je suis mauvaise langue, nous avons depuis quelques années, une navette de bus qui te permet de te connecter avec le TGV ou l’aéroport de Marseille 5 fois par jour ! Je t’assure que la première fois que je l’ai prise, je me suis prosternée devant en criant « Dieu existe, it’s a miracle !!!!! » Bon, le seul souci, c’est qu’il faut qu’elle corresponde avec tes horaires de vols. Et ça… ça parait simple mais crois-moi c’est loin de l’être…
Lors de mon dernier voyage, le désespoir s’est littéralement abattu sur moi quand j’ai vu que mon vol décollait à 6h et que la navette arrivait plus tard… Alors, tu te lèves à 1h du mat’, tu pars en bagnole à 2h en te disant « ça va être long, trèèèèès loooonnnngggg » surtout quand tu sais que ton avion va se poser à 1h30 le lendemain matin à destination… Youpi, c’est les vacances. Et comme m’a dit un jour une hôtesse dans un aéroport au moment de l’enregistrement « l’aventure commence maintenant ! » A l’époque, ça m’avait fait sourire…mouais…à l’époque j’étais jeune et belle aussi…

Tu pourrais croire que toutes ses embûches et encore je ne te parle pas de partances en hiver, quand il y a la neige et que les routes ne sont pas déneigées… Bref ! tu pourrais croire que tout ça ait pu me décourager à voyager, et bien figure toi que, malgré mes rouspétances, ça ne m’a jamais empêché de partir. NEVER ! Ça me conforte une fois de plus à penser que quand tu es passionnée, rien ne peut t’arrêter.

Pour conclure cette pérégrination, je sais que le jour maudit où le fait de sortir de ma tanière m’empêchera de partir au long cours, mon heure sera venue d’arrêter mes voyages, MAIS CA c’est une autre histoire…