Manger 5 fruits et légumes par jour…

1. Uyuni 2. Ollague 3. Calama 4. San Pedro de Atacama

Des photos ? Une vidéo ?

    Ca y est ! c’est la journée : « on va au Chili ».

    Nous partons d’Uyuni en Bolivie en bus à 6h et pour une fois on est à l’heure ! On a 8h de voyage pour arriver à Calama au Chili et donc passer la frontière. Mais ça… c’est la théorie…

    On roule en direction de la frontière à Ollague et sur le trajet, on se fait arrêter par la Police spécialisée dans la recherche de drogues. Les policiers prennent des personnes au hasard et les fouillent. Ambiance, ambiance !

    A 10h, nous arrivons à la frontière. On passe au poste d’immigration bolivien, c’est une formalité et puis on attend, on attend longtemps. On ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs… Au bout d’une heure et demi, les barrières s’ouvrent et notre bus pénètre dans ce No man’s land, entre les 2 frontières. C’est le désert, c’est même un peu glauque… Le bus s’arrête au milieu de cet espace où il y a le panneau qu’on voit sur la photo du dessus. Nous descendons du bus avec nos bagages car un bus chilien va venir nous chercher.
    On se retrouve tous parterre en plein soleil car il fait une chaleur harassante et on attend encore et encore.

    Au bout d’une demi heure, un bus vient nous chercher, le chauffeur vérifie nos papiers et consigne nos noms et numéros de passeport, on y passe un par un… c’est long ! A l’arrière du bus, il découvre que deux nanas n’ont pas les papiers nécessaires pour le Chili… Du coup, le bus avec nous tous dedans, repart en Bolivie pour abandonner les « clandestines ». Ca commence bien !

    C’est reparti pour le Chili, enfin pour le poste d’immigration chilien. Il y a plusieurs check point… c’est Fort Boyard !
    D’abord, on doit se présenter à un policier qui nous pose des questions et qui nous donne un document, sauf qu’il y a beaucoup de monde, alors avec M. Analysator, on s’assoit sur un banc pour attendre. Le chauffeur de notre bus vient nous chercher avec une vieille dame et nous fait passer devant tout le monde… on ne comprend pas trop pourquoi jusqu’à ce que je me retourne et que je constate que nous sommes les plus vieux !!!!

    Après cette formalité, on nous demande de sortir nos affaires du bus et de les ranger sous un préau. Nous, on doit s’assoir autour ! on attend que tous les gens du bus soient là et c’est parti pour le spectacle ! Un chien est lancé pour renifler petit 1 nos bagages, petit 2 nous, petit 3 le bus… et là… et là… il trouve des fruits sous un siège… MALHEUR !!!!!
    Au Chili, ça rigole pas de faire passer des denrées fraiches… Le policier demande alors à qui appartiennent ces fruits et une bolivienne se dénonce. Elle remonte dans le bus pour récupérer tous les fruits planquées sous le siège et ressort avec un sac rempli à ras bord. Bon ben, elle est amenée par un policier, sans doute pour payer une amende…ou pour retourner en Bolivie… en fait, on ne l’a plus revu… Bon, je te rassure, on n’a pas entendu de coup de feu !

    Là on se dit, c’est fini ? ah mais non en fait ! On doit porter nos bagages dans un autre bureau et on passe un par un pour vider nos sacs ! Pour nous, tout se passe bien mais le spectacle n’est pas fini. Le policier ouvre une valise et il découvre dans un plaisir non dissimulé des mangues et du miel cachés dans des chaussettes, il se régale !

    Bref, après 4h30 d’attente pour des pommes, des mangues et du miel, nous pouvons enfin repartir !

    Certains chiliens s’agacent de tout ce temps perdu, ça crie contre le chauffeur, à tel point que nous ferons le reste du voyage à fond la caisse sur une mauvaise piste !
    On est tellement secoué que certains ont peur et vont demander au chauffeur de ralentir mais il s’en fout, en plus, pour nous rassurer, on s’arrête régulièrement pour qu’il se mette de l’eau sur la figure tellement il doit s’endormir ! Le voyage de l’enfer.

    On finit par se garer à Calama à 18H30 au lieu de 14h… en emboutissant une voiture ! No comment !

    Avec mon chéri, on fuit et on court vers un arrêt de bus pour aller à San Pedro de Atacama car Calama ne nous inspire pas trop et puis on veut s’enfuir le plus loin possible de ce bus ! On monte dans un autre bus à 19h et nous arrivons une heure et demi plus tard, à l’heure cette fois-ci ! Le truc de fou !

    Nous débarquons la nuit, dans une ville faite par des touristes pour des touristes. En plus, il y a plein de boue de partout, on a faim, on râle, c’est horrible ! Dans ces conditions, on se met en quête d’un hôtel mais on nous annonce des prix délirants. Déjà on est au Chili donc c’est beaucoup plus cher que la Bolivie ou le Pérou et en plus on arrive tard, les gars, ils nous voient venir !
    Dans le désespoir le plus total, au milieu de la rue, un pèlerin nous demande ce qu’on cherche… On lui explique et gentiment il nous donne 3 adresses. C’est cool et grâce à lui on finit par trouver une chambre. On sort manger, les quantités sont énormes, comme les prix d’ailleurs…

    Notre arrivée au Chili est un peu chaotique mais rassure-toi, une multitude d’aventures palpitantes nous attendent et ça, c’est une autre histoire…