Des montagnes, des routes sinueuses et un jour je serai une vraie copilote !

1.Lac Skadar 2.Bar 3.Stari Bar 4.Ulcinj 5.Budva 6.Cetinje 7.Perast 8.Herceg Novi 9.Traversée du fjord 10.Kotor 11.Monastère Ostrog 12.Podgorica.


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    Octobre 2016

    Quand tu dis « on part au Monténégro », c’est un peu comme quand tu parles de Malte… tout le monde se demande où ça se trouve… Y compris moi, d’ailleurs, j’ai découvert la destination un peu par hasard.
    Encore une fois, quand on veut partir quelque part, on doit se lever dans la nuit, faire au moins 3 heures de route jusqu’à l’aéroport… et on attend, bref on habite toujours dans le même trou où même les corbeaux ne passent plus. Mais bon, on l’aime bien notre trou, alors ! Conclusion : jour de départ = jour très très long : levés à 3h00…

    Une fois posé sur le sol monténégrin, nous comprenons très vite que notre avion doit être un des rares à se poser dans la journée : il y a 4 personnes sur le tarmac qui attendent avec des chariots, tu vois le délire ! L’avantage, c’est qu’on ne perd pas de temps à récupérer notre voiture ! C’est parti pour le lac de Skadar. Avec M. Analysator, on s’arrête pour immortaliser le moment, et on se fait alpaguer par un papy qui nous propose de nous promener sur le lac avec sa barque. Ca nous tente, alors on le suit ! Il nous emmène dans son bled et c’est parti pour 1h de promenade au milieu des nénuphars. C’est sublime, entre la végétation, les oiseaux, les montagnes alentours et les commentaires de notre nouvel ami, on se régale. Il nous a même fait le coup de la panne en plein milieu des feuillages. Il se met alors à bricoler et nous montre fièrement l’hélice. Ah ! donc il a démonté l’hélice, et ben, on n’est pas rendu ! Mais bon après un habile remontage de celle-ci, on a pu rentrer.

    On reprend la route vers le littoral adriatique pour déjeuner à Bar. L’intérêt de l’endroit réside essentiellement dans la Stari Bar (ville historique). Les ruines de la ville sont perchées au milieu des montagnes, et les montagnes, au Monténégro ça ne manque pas ! Monsieur Analysator lit un peu ce que notre livre-guide raconte sur cet endroit et ce qui est curieux c’est que je ne reconnais pas ce qu’il dit ! Je ne dois pas être très concentrée, en même temps, on s’en fout, on profite de l’endroit !

    Nous poursuivons notre route vers le Sud, à Ulcinj, à la frontière albanaise. Il y a également une vieille ville d’où nous admirons un magnifique coucher de soleil, ce qui ne gâche rien !
    Il est temps de rentrer à notre premier hôtel à Kotor. 120 km nous attendent, soit 2 bonnes heures puisque les limitations de vitesse oscillent entre 30 et 80 km/h. Arrivés à Kotor à 20h, on est cuit, en même temps on est debout depuis 3h00 du mat’ ! Mais bon, la vieille ville où nous logeons est si belle que ce serait un crime de ne pas sortir et d’en profiter ce soir ! Donc, une bonne douche , histoire de se réveiller, et c’est reparti. Nous cherchons un bar et on atterrit dans une espèce de pub, bar, salle de jeux. En fait, il y a de la musique métal, des jeunes et des moins jeunes et certains jouent à un jeu de pari qui passe à la télé. C’est assez folklorique… Nous, les vieilleries, on boit notre bière et on décide d’aller se coucher…PA-THE-TI-QUES…

    Une nouvelle journée commence avec Budva ou plutôt sa vieille ville coincée au milieu des tours d’immeubles. M. Analysator reprend la lecture de notre guide. Il commence à lire et il a une impression de déjà vu ; après enquête, on s’aperçoit qu’il a lu cette même page quand nous étions à Stari Bar ! Tu m’étonnes que je ne comprenais rien ! Le gars, il a vu marquer vieille ville et il a lu ! Non mais n’importe quoi !
    Après la visite, on reprend la voiture, on sort du parking et on s’arrête à la « guérite » pour payer. Je veux de la monnaie, donc je tends un billet de 20 euros à mon chéri. Il le donne au gars qui nous demande si on n’a pas plus petit ; le temps de chercher dans mon portefeuille, le jeune laisse virevolter le billet comme un papillon, sans affolement ! Je vois alors mon chéri se mettre à hurler sur ce pauvre bougre. Il ouvre la portière, manque de tomber et court après le billet ! Le jeune et moi regardons le spectacle que nous offre M. Analysator ! C’est juste magique !

    Après un petit détour à Stevi Stefan, une île hôtel très mignonne, nous allons à Cetinje, l’ancienne capitale du pays. Nous nous baladons dans la ville qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable mais nous ce qui nous intéresse c’est d’emprunter « la serpentine » qui relie cette ville à Kotor. Route bien connue par les motards !
    Le truc c’est que malgré le fait d’être dimanche, il y a beaucoup de travaux et nous pensons que bientôt cette route sinueuse va devenir une « autoroute », au moins dans sa première partie. A tel point que M. Analysator doutera du fait d’être sur la bonne route. En même temps, c’est moi qui copilote, donc il a une grande confiance, comme d’habitude ! Mais bon, le clou du spectacle c’est la descente sur les Bouches de Kotor, on admire le fjord en quasi-totalité, un vrai bonheur !

    Arrivés à Kotor, nous poursuivons la route vers Perast, notre coup de coeur ! Alors Perast, c’est l’image d’Epinal du Montenegro. La ville est en bord de mer, d’ailleurs, nous mangeons dehors au bord de l’eau alors que nous sommes presqu’au mois de novembre. Au milieu du fjord, face à la ville, il y a 2 ilôts, un monastère et une chapelle. Nous prenons un bateau taxi pour faire le tour du monastère et débarquer sur l’île de la chapelle du Rocher ! L’atmosphère y est très sereine, il fait un temps magnifique, nous sommes quasi seuls dans cet endroit… De retour sur  la terre ferme, nous poursuivons vers Herceg Novi, près de la frontière croate. La ville est dominée par une forteresse nous offrant une vue imprenable sur la mer, nous descendons dans la vieille ville pour y manger une bonne glace, enfin !!! depuis que je suis arrivée au Monténégro, j’en rêve ! Et oui, des vacances sans glace, ce ne sont pas vraiment des vacances !

    Pour rentrer à Kotor, nous prenons le bac pour rejoindre la péninsule de Tivat et sa minuscule route du bord de mer, c’est beau mais tu as l’impression qu’elle est en sens unique tellement elle est étroite ! Du coup, on arrive de nuit à Kotor, à… 17h30, et oui entre le fait qu’on soit très l’est et qu’on ait changé d’heure et bien il fait déjà nuit ! Il est temps de visiter la cité de Kotor, d’abord pour la découvrir, puis pour repérer l’endroit où on prendra l’apéro ce soir, 2 bonnes raisons de trainer dans la ville !
    Donc, ce soir, on se fait un apéro charcutaille et fromages dans un bar à vins. On blague, on blague, on finit par sortir de là, la panse pleine mais on va quand chercher un resto histoire de ne pas aller se coucher tout de suite. De là, se posent plusieurs problèmes, entre restos fermés ou vides, le fait qu’on n’ait plus vraiment faim et la rencontre avec des groupes de jeunes desquels nous pourrions être les parents, on décide au final d’aller se coucher comme 2 vieux grabataires… à 21h12… bon on le racontera pas…enfin…je te le raconte à toi… mais chut…

    En ce nouveau jour, nous quittons Kotor pour aller au fameux monastère orthodoxe, Ostrog. Nous avons un peu de route à faire et crois-moi qu’entre les limitations de vitesse et les routes sinueuses, c’est très long. Alors ce monastère, tu le vois sur la photo principale, il est sur la partie haute d’une montagne, donc on est sensé le voir de loin, enfin, ça c’est la théorie… ou plutôt c’est que notre bouquin-guide nous dit… mais nous, quand il s’agit de route, on a toujours des problèmes ! Donc, on suit les panneaux de signalisation et on roule, on roule et pas de monastère à l’horizon… mais c’est quoi ce bord*l ! Je m’interroge et j’en fais part à M. Analysator :
    -« mais pourquoi on le voit pas ce pu**in de monastère ?
    -ben c’est peut-être parce-que c’est toi le copilote !
    -…,

    Me voyant un tantinet agacée,
    -non mais trouver une route c’est pas ton truc, et puis c’est tout, tu sais t’as d’autres qualités comme…
    -oui, comme…
    -ah, regarde on le voit !!!!!
    (Nous finirons cette conversation plus tard, il faudra régler cette affaire !)

    Effectivement, on finit par trouver un parking et c’est juste à ce moment qu’on le voit ! J’enquête, j’y tiens ! Renseignements pris, en fait on a emprunté une nouvelle route qui n’est pas référencée dans le bouquin. De l’ancienne route, on l’aurait vu bien avant ! Ah ! je ne suis pas folle ! non mais !
    Là, 2 options s’offrent à nous, soit se garer et emprunter le chemin à pied dans la montagne pour atteindre le monastère, soit monter en voiture. Nous choisissons la première option, une petite marche ne nous fera pas de mal, en plus il y en a pour 20 minutes, ça ne vas pas nous tuer. Nous apprenons que certains pèlerins font  ce chemin pieds nus mais aujourd’hui ils sont modernes et nous sommes les seuls clampins à monter à pied… Ce monastère orthodoxe tout blanc au milieu de la roche est très pittoresque, c’est un lieu de pèlerinage très connu.

    On lève les voiles pour aller à la capitale Podgorica. Pour te résumer la ville en un mot ou plutôt en plusieurs : CIRCULEZ, Y’A RIEN A VOIR !
    Pour exemple, il y a un soit-disant vieux pont, on y va, en fait c’est un pont très récent et en plus sans rien de particulier ! On lit les explications de notre bouquin et en fait on comprend qu’on est venu voir un pont qui a été entièrement détruit et qui a été reconstruit après la 2ème guerre mondiale. No comment…
    Ce soir, on est décidé à passer une soirée qui dépassera les 21h20 ! On part manger dans un bon resto du quartier. Pour notre malheur, le service est très rapide et on sort de là avant 21h ! On cherche alors un bar à cocktail et après enquête, il s’avère que le bar de notre hôtel est très réputé en la matière, d’ailleurs il est plein ! Nous voilà donc à notre hôtel avant…21h…mais bon on va boire des cocktails ! NON, NOUS NE SOMMES PAS ENCORE DES VIEUX CROUTONS ! Sauf qu’à notre âge, quand tu bois 3 cocktails d’affilée, tu te demandes comment tu vas rentrer. Et même dans notre cas ! alors que nous sommes déjà dans l’hôtel ! il faut trouver l’ascenseur, se rappeler de l’étage, du numéro de la chambre, retrouver la carte pour l’ouvrir, ce n’est pas si simple !

    Le jour du départ est arrivé, nous quittons le Monténégro. Lors de notre escale à Rome, le douanier me demande d’où j’arrive et là je réponds « Podgorica! »… ou plutôt en mode dyslexique « Pogdocira » pour la plus grande joie de mon chéri qui pouffe dans mon dos ! Le douanier, un tantinet moqueur, me redemande  : « vous venez d’où ? » alors que je suis certaine qu’il avait parfaitement compris ! D’ailleurs, son sourire en coin me le prouve…
    En conclusion, je dirais que le Monténégro nous a réservé de belles surprises. Entre le fait que nous étions hors saison, les bouches de Kotor, le monastère, le littoral adriatique et bien sur le lac Skadar, on s’est régalé. D’ailleurs, ça nous a donné une nouvelle idée, une prochaine fois, nous irons sur ce lac mais du côté albanais, et ça, c’est une autre histoire !