Un lama à Lima

1. Lima 2. Cuzco 3. Machu Picchu 4. Raqchi 5. Puno


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    Enfin, l’Amérique du Sud, il était temps…Si tu veux savoir dans quelle condition nous sommes partis, je t’invite à lire ça… mais en gros, un petit sac sur le dos et un itinéraire à peu près défini et allez hop, c’est parti ! mouais quand je dis « c’est parti », en fait, la veille du départ, c’était le réveillon du 31 décembre qui s’est fini pour nous à 21h puisque le lendemain on se lève à 3h30. Tu vas me dire qu’on aurait pu enchainer la fête et le départ mais ça c’était avant, quand on était jeune et frais !

    Bref… nous partons pour Lima et j’ai le trac car à part notre itinéraire et le premier hôtel, rien n’est réservé ! une situation inédite pour ma part et on se demande avec Monsieur Analysator si notre couple ne va « tanguer » parce que quand je suis tendue c’est un peu comme quand j’ai faim, il vaut s’enlever du milieu ! Le vol Paris Lima nous offre quelques turbulences « intéressantes » et en plus on a failli perdre un passager… et oui ce sont des choses qui arrivent ! Merci le défibrillateur !

    On se dit que les vacances commencent bien !

    Arrivés à Lima, nous prenons un taxi qui nous mène à notre hôtel, dans le centre de la ville. Une fois à l’hôtel, il est 20h30 et il est hors de question de rester enfermés dans une chambre alors que dehors il y a tant de choses à découvrir ! Donc, malgré les recommandations que l’on nous avait fait sur l’insécurité une fois la nuit tombée, et bien nous, on va explorer la place des Armes… ouais, on est des guedins ! Et on a carrément raison, la place est superbe, il y a les décorations de Noël, avec des guirlandes qui font de la musique… et il fait 25° C. Bon, sinon on a rapidement eu des contacts avec les autochtones et le tout premier fut une dame qui nous proposa un enfant à vendre, enfant qui était avec elle… et oui, ça existe vraiment…

    3h00 du matin, je suis réveillée et en pleine forme grâce au décalage horaire et j’attends… jusqu’à 8h00. Nous sortons prendre le petit déjeuner et explorer la ville et là les rues sont désertes, les commerces sont encore fermés. Visiblement, les péruviens ne sont pas du matin !

    On commence par visiter la cathédrale et ses catacombes, d’autres églises, le monastère San Francisco. Comme dit M. Analysator, on sent qu’il y a une véritable ferveur catholique, les monuments religieux sont « habités », très fleuris avec beaucoup d’ex-voto. On flâne et on cherche à se perdre volontairement dans la ville, histoire d’en découvrir ses secrets. Il fait une chaleur humide, on pègue !

    Nous arrivons sur la place San Martin, il y a la statue équestre du libérateur du Pérou, le Général San Martin. Sur un côté du socle, il y a une statue représentant la liberté. Quand la commande de la statue a été passée, il a été demandé aux artisans de mettre un « llama » sur la tête de la « dame de la liberté ». Sauf qu’en espagnol, llama veut dire 1) se nommer, 2) un lama 3) une flamme. Bien sur, vu qu’on parle de libération et de conquête, les commanditaires parlaient d’une flamme, symbole révolutionnaire ! Mais les artisans, n’ayant pas compris le sens révolutionnaire, et bien ils ont mis sur la tête de la statue… un lama… (cf. photo). C’était la minute culturelle…

    On décide de se renseigner sur les moyens de transport pour rejoindre Cuzco et on nous explique qu’il y a un bus qui met… 22 heures ! Après une longue hésitation d’un quart de seconde, on répond en stéréo : « heu… non, on va prendre l’avion mais merci quand même ! » 22 heures, je dis non, c’est plus de notre âge même si, tu le verras plus tard, on a fait pire ! On se pose un peu pour planifier nos prochains jours, d’abord on réserve notre vol Lima-Cuzco pour le lendemain et ensuite on établit notre planning des prochains jours (moyens de transport, visite, hôtels…), c’était notre premier point logistique et au final ce sera le dernier… Nous passons la soirée sur la place des Armes qui est, de jour comme de nuit, magnifique !

    Bien évidemment, je me réveille à 3h30 dans la nuit et le vélo dans ma tête se met en route, je me repasse le planning des prochains jours et je me rends compte qu’il est tout faux. Et qu’est ce qu’on fait dans ces cas-là ? Good Morning Google ! enfin good night, plutôt ! Concrètement, il faut tout revoir et le pompon sur la cerise c’est que si je vais plus loin dans le voyage, on va se retrouver au sud de la Bolivie en même temps que le Dakar ! ce qui nous arrange que très moyennement car pour crapahuter dans le Sud Lipez et le Salar, on risque de rester bloqué le temps de la course ! Alors, cette histoire, c’est UNE fois par an et on se débrouille d’y être en même temps… les amateurs !

    On sort de l’hôtel pour 7h car notre hôte nous a réservé un taxi et on attend… longtemps… je rentre pour demander au gars de l’hôtel ce qu’il en est et je comprends qu’il n’y a aucune réservation de taxi ! Je ressors pour le dire à M. Analysator et là, je le retrouve en charmante compagnie, une française qui lui blague de taxi…enfin soi-disant ! Non, mais sans déconner je peux pas le laisser une minute !!!! On se met en quête d’un taxi dans la rue mais M. Analysator est inquiet car il y aurait, paraît-il, beaucoup de faux taxis ! J’attend donc qu’il fasse son choix parmi les voitures qui passent devant nous. Mais le problème, c’est que l’heure tourne et que notre avion ne va pas nous attendre ! Je décide de choisir moi, j’en arrête un et lui demande de nous déposer à l’intérieur de l’aéroport. Allez c’est parti pour 30 minutes de peur absolue, ça zigzague, ça klaxonne, c’est le bordel, on traverse des quartiers vraiment chelous, et je me demande encore comment on n’est pas mort ! Le taxi rentre dans l’aéroport car il a les acréditations nécessaires et mon acolyte me dit : « ah mais c’est un vrai taxi ! » Je lui répond : « mais oui c’est pour ça que je lui ai demandé de rentrer dans l’aéroport ! » Sa réponse : « ah mais je croyais que tu lui demandais où on mettait nos sacs ! » Alors, l’avantage avec M. Analysator c’est qu’il ne peut qu’améliorer son espagnol !

    Avant de finir cette partie à Lima, je tiens à t’apporter une précision sur mes impressions relatives à la capitale. Il faut que tu saches que notre itinéaire en Amérique du Sud commence à Lima et se termine au même endroit 24 jours plus tard. Donc lors de notre retour au Pérou, la veille de rentrer à la casa, nous avons passé un jour et une nuit à Miraflorès, un quartier de Lima, au bord de l’océan. En lisant, des bouquins, blogs ou autres sur « Où loger à Lima », il est conseillé d’aller dans ce quartier car il est réputé sûr. Etant donné que nous avions visité et dormi dans le centre ville à l’aller, notre choix au retour s’est orienté vers ce quartier ! En sortant le soir, on se rend compte que le lieu est très animé, que tout est tourné pour le « gringo », les discothèques, les bars, les restos et les prix qui vont avec. Alors, si tu es jeune, que tu ne veux pas être dépaysé et que tu veux retrouvé la bouffe et les prix de chez nous, et bien je te dis : WELCOME IN MIRAFLORES ! Je ne comprends pas pourquoi les gens te conseillent de venir là, je n’y vois aucun avantage…alors que le centre de Lima et surtout autour de la Place des Armes est super safe et très vivant, après si ton but est de bringuer jusqu’au bout de la night, alors oui il est plus prudent d’aller à Miraflorès.

    Précision faite, je reviens à notre arrivée à Cuzco. Nos 3 prochains jours vont être en grande partie consacrés au Machu Picchu, notre escale phare du Pérou mais ça c’est une autre histoire…