Le Sud Lipez avec Moïse !

1. Copacabana 2. Isla del Sol 3. La Paz 4. Tupiza 5. Sud Lipez 6. Uyuni 7. Salar d’Uyuni

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    Si tu veux lire les précédents épisodes en Bolivie, je t’invite à aller et .

    C’est parti pour une première journée de 400 bornes dans le Sud Lipez avec nos deux compatriotes que nous appellerons Monsieur et Madame Chasseurs de soleil. Notre point de départ, c’est Tupiza et ce soir nous dormirons à Quetena Chico, regarde la carte…

    Nous sommes à peine partis qu’on en prend plein les yeux, d’abord avec les sites de Palala et Sillar, ce sont des formations naturelles qui ressemblent à des demoiselles coiffées mais sans les coiffes !

    Nous nous arrêtons dans un village minier pour déjeuner. Une cuisinière pour deux 4×4 s’occupera de nos papilles durant les 4 jours. On passe un col à 4950 m d’altitude ! ça me semble fou car nous sommes plus hauts que le Mont Blanc ! Tu le sais, un rien me met en joie ! Nous passons par des plaines immenses, les paysages semblent irréels à tel point que la journée passe à une allure folle.

    Après une bonne nuit de sommeil, enfin pour moi car Monsieur Analysator a un peu de mal à respirer à ces altitudes, la deuxième journée commence à 6h. Aujourd’hui, 250 km nous attendent. Les paysages sont plus désertiques que la veille et c’est encore plus beau ! Entre lagunes verte, blanche et geysers, c’est l’émerveillement ! On s’arrête dans les thermes pour déjeuner et on peut également s’y baigner. Nous, les 4 compères, préférons aller profiter de la lagune verte et du désert de Dali car le « bain » ressemble plus à une mare à canards qu’à des thermes ! La lagune verte est juste sublime, elle est au pied du Volcan Licancabur (5950 m) qui marque la frontière avec le Chili. Elle change de couleur au fil des minutes. Je pourrais rester là des heures et des heures… Nous terminons la journée aux abords de la lagune colorée à regarder patauger les flamands roses et les lamas. Le lieu est enchanteur, ça donne envie de dormir à la belle étoile !

    Nous passons la nuit dans le village Huayllas. Avec nos deux acolytes, nous décidons d’acheter des bières et de se faire un bon apéro ! Nos guides viennent alors nous expliquer la journée du lendemain. L’agence à Tupiza nous avait dit qu’il avait beaucoup plu et qu’il était possible que nous ne puissions pas traverser tout le Salar mais que nous dormirions quand même dans un hôtel de Sel car ils se trouvent sur les abords du Salar. Nos deux guides, c’est à dire les 2 conducteurs de 4×4 nous expliquent que nous ne pouvons pas traverser le Salar à cause de la météo et que nous dormirons dans la ville d’Uyuni dans un hôtel « classique ». Du coup, nous ne sommes pas d’accords ni avec les 2 guides ni avec les 4 autres touristes du deuxième 4×4 ! Nous, on veut dormir dans un hôtel de sel qui se trouve à Colchani juste à côté du Salar ! Un nous dit qu’ils n’ont pas assez de carburant, l’autre nous dit que c’est dangereux, tout ça ne nous paraît pas bien clair. Il faut mener l’enquête… En bon français que nous sommes, nous décidons de râler. Le problème, c’est que notre guide prend tout ça très à coeur et en vient même à en avoir les larmes aux yeux alors que nous, on l’aime bien notre chauffeur et que ce qui nous fait râler c’est plutôt l’incohérence entre le discours de l’agence et celui des chauffeurs ! Demain, dès qu’il y aura un signal, un des chauffeurs téléphonera à l’agence et nous leurs parlerons, enfin surtout Madame Chasseurs de soleil car elle parle très bien l’espagnol.

    Sur ce, nous vaquons à nos occupations et là, notre guide nous convoque tous les 4 dans notre chambre. Nous sommes convaincus que c’est pour nous proposer une solution pour le lendemain… il nous fait tous assoir en rang d’oignons et commence à nous raconter l’histoire de… de…. de… David et Goliath, et ce pendant de longues, de très longues minutes…. C’est interminable ! En plus, tous les 4, on est… comment dire… ou plutôt, on n’est pas vraiment croyants ! Quand on commence à comprendre le processus d’évangélisation qui nous arrive sur la gueule et surtout que ça n’aboutira à aucune solution pour le lendemain, ça devient l’enfer ! J’entends mon chéri pouffer à ma droite, je l’entends même penser, j’ai le malheur de regarder M. et Mme Chasseurs de soleil… ERREUR ! Je n’ai tellement pas envie d’éclater de rire devant notre guide car je l’aime bien que je commence à avoir les larmes aux yeux de rire, en plus l’histoire ne se termine jamais ! L’horreur !

    Il ne me tarde qu’une chose c’est qu’il s’en aille car ça devient très gênant ! Mon voeu s’exauce et au moment où il passe la porte, Madame Chasseurs de soleil lui dit :  » du coup, pour demain ? … on va espérer ! » Il nous laisse dans un fou rire général. On se dit que pour demain, on pourrait lui dire qu’on a un plan pour la pluie et les inondations… qu’on connaît un gars, un certain Moïse et que grâce à lui on pourrait traverser le Salar ! Bref… ça nous aura bien fait rigoler cette affaire ! Sur ce, la lumière s’éteint dans notre dortoir, il faut dormir.

    Ce que nous avons vu jusqu’à présent était magnifique et nous met en appétit pour la suite mais ça c’est une autre histoire…